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la Collégiale de Barjols
(en cours d'élaboration - maj: 12/06/2015)

 Le Millénaire de la collégiale de Barjols (1014-2014)  -->cliquez ici  (maj: 12/06/2015)
" Notre Dame de l'Assomption "
du vendredi 3 octobre au dimanche 5 octobre 2014

 

 

 

 

 

 

 

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 (l'ensemble du texte ci-dessous est tiré du cahier n°1 de P.H.Vaillant qui, en préambule, souligne, que c'est à partir des documents que lui avait confiés le chanoine A.Barbéris, qu'il a pu écrire ce chapitre)

 1 - le porche et l'entrée
 2 - la nef latérale gauche
 3 - le Choeur
 4 - la nef latérale droite
 5 - les Fonts Baptismaux
 6 - la chronologie des principaux travaux

     L'histoire la plus vraisemblable de la Collégiale peut-être construite ainsi : ce serait vers l'an 1014 qu'aurait été construite la première église de Barjols, à moins qu'il y eut une plus ancienne, mais il n'en a été trouvé aucune trace (photo 1).
     Cette église aurait été placé sous le vocable de 'Sainte Marie et de Saint Jean', puis de l'Epine, ou Notre Dame des Epines, parce que son emplacement aurait été miraculeusement désigné par..une vache qui fit découvrir une statue de la Vierge dans un buisson épineux.

     En 1060, à la demande de l'archevêque d'Arles, Raimbaud (qui seraint originaire de Barjols), le Pape Alexandre II élevait cette église au rang de collégiale et Raimbaud la plaçait sous la dépendance du Pape.

     De la construction primitive aucune trace n'est parvenue jusqu'à nous, écrit P.A.Février, et les documents écrits relatifs aux monuments sont très rares jusqu'au XVI siècle.
   La reconstruction du XVI siècle n'a modifié que la nef et ses collatéraux (photo 1). Le choeur et les chevets (parties gauche et droite du choeur, fin des nefs latérales) plats, voûtés aussi d'ogives (arc diagonal de renfort sous une voûte), mais de hauteur moindre que la nef, sont plus anciennes (ainsi que probablement le clocher). Il convient sans doute de les dater du XIII siècle ou de la première moitié du XIV siècle à cause du profil   des ogives en amandes (arc diagonal en forme d'amande) dégagée par un cavet ( moulure concave dont le profil est un quart de cercle) et du décor des chapiteaux. C'est sans doute à cette partie que fait allusion un contrat de 1559 qui parle de blanchir les nouvelles construction et les deux 'crosières vielhes' (arcades).
    Les documents deviennent plus nombreux au XVI siècle. C'est alors, en effet, que fut presqu'entièrement rebâtie la collégiale.

Dès 1527 les Maîtres Rationaux de la Cour des Comptes de Provence avaient autorisé l'agrandissement de l'église, mais c'est seulement plus de dix ans après, sous la direction de Michel Gombert de Draguignan, que commencèrent les travaux. Les plus anciens documents sont de 1540. L'oeuvre n'était achevée en mai 1559, car, à cette date, selon un prix fait, il fallait reconstruire une partie des voûtes.

L'église construite par Gombert est un vaste édifice : nef de quatre travées avec bas-côté, l'ensemble couvert d'ogives. Au-dessus des voûtes des bas-côtés, la nef centrale est éclairée par d'étroites fenêtres.

Cette église fut dédiée à Notre Dame de l'Assomption. Son premier patron fut saint Sébastien et ensuite Saint Marcel. Elle fut incendiée en 1562 et restaurée en 1590.

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1 -Le porche et l'entrée

 Jadis, au-dessus de la porte, se situait une gracieuse niche en pierre qui contenait une statue de la Vierge (voir photos 2 et 3). Cette niche fut détruite et remplacée en 19?? par une magnifique rosace. Sous la voûte du porche (photo 4) un médaillon (photo 5) en double relief porte à la fois les armoiries du chapitre ''l'Agneau Pascal'' et celles de Barjols : colonne surmontée d'une fleur de lis et de chaque côté deux ''B'' signifiant que Barjols était un chef lieu de Baillage.

C'est par un imposant escalier de 12 marches en pierre, larges de 0,45m et datant de 1872, que nous descendons dans l'église (photo 6).

L'église comporte trois nefs: la nef centrale (photo 7) mesure 43m de long sur 9m de large et 15,4m de haut, les deux nefs latérales sont de même longueur mais moins larges (4,50m) et moins hautes (8,10m).

Ces nefs sont couvertes par une voûte de pierres, dont les arêtes (arc saillant) à boudin (arc en forme de boudin) et les arcs (courbe que décrit une voûte) doubleaux (arc en saillie) tombent sur de hautes demi-colonnes s'appuyant aux pierres arrondies des arcades. Arêtes, arceaux (partie cintrée d'une voûte ne comprenant qu'un quart de plus de cercle) et arcades sont nettement marqués par le style gothique. Le ''tuf'', qui est un matériau que l'on trouve dans le terroir, a été largement employé dans la construction de la Collégiale. Nous le voyons dans le choeur, les débuts des deux latérales, la composition des arceaux, colonnes et piliers.

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2 - La nef latérale gauche (photos 8 à 15)

 Arrêtons-nous, qui que nous soyons, et vénérons Saint Marcel dans sa niche (photos 8 et 9)  dont la porte en fer forgé date de 1866 et fut faite par Angelier, serrurier.
 Le buste, qui était jadis en argent (voir '' La Saint Marcel et les Tripettes de Barjols par P.H. Vaillant) fut refait en noyer entre 1792 et 1805, puis restauré en 1842 ainsi que sa ''gloire'' en 1959, 1977, et 1982 (photo 10).
 Au-dessus de la niche sont accrochés des ex-votos et , à côté, une statue représentant un ange. On voit sur le côté gauche, la bulle du Pape Pie IV accordant ''le Pardon de Saint Marcel'' et à droite sa traduction.
 L'original de cette bulle se trouve dans les archives départementales à Draguignan, mais il est en très mauvais état, ce qui fait que l'on peut, de nos jours, considérer le document qui est dans l'église comme un second ''original''.

 Touchant l'escalier du clocher, nous voyons l'autel de Saint Marcel, patron de Barjols (photo 11). C'était autrefois l'autel de la Trinité, datant de 1649.
 Cet autel, en marbre blanc et rose, comporte une pierre blanche en forme de tabernacle avec deux têtes de chérubins sculptées, au-dessus desquelles figure le buste de Saint Marcel. Il est surmonté d'un tableau où le Pontife est représenté debout, revêtu de ses ornements sacerdotaux avec mire et crosse.
 En regardant très attentivement ce tableau, nous découvrons, au bas dans le coin gauche, que le peintre à reproduit la procession des Tripettes et la Bravade en costumes de l'époque.
 De chaque côté de l'autel, nous remarquons un grand panneau peint sur toile. ces  deux tableaux furent remis en état et encadrés: celui de gauche représente l'Ancien Testament et celui de droite le Nouveau Testament.
 Cet autel a été restauré en 1850 et en 1875. En 1972 il a été refait entièrement mais tout a été  conservé.

 A côté, l'autel de Saint joseph (photo 12), datant de 1648, avec une superbe statue venue de Munich. En 1974 cet autel a été refait, mais tout fut conservé. De chaque côté de l'autel, une niche dans laquelle se tient une statue de N.D. de Lourdes.

 Regardons sur la droite, ce chef d'oeuvre de style Renaissance qu'est la Chaire (photo 13). Sa construction fut décidée le 27 mai 1839 et achevée en 1842. En ouvrant la porte nous découvrons cette date tout à fait au sommet.
 Elle est en noyer et porte en divers panneaux non appliqués, mais sculptés dans l'épaisseur du bois, de superbes rosaces, de gracieuses astragales et les quatre évangélistes debout, ayant à leurs pieds leurs attributs.

 Plus loin, la statue de Sainte Jeanne d'Arc (photo 14) est encadrée par les deux plaques portant les noms des soldats mort pour la Patrie en 1914-1918.

 Puis nous arrivons à l'autel du Saint Sacrement (photo 15), édifié en janvier 1966 qui s'appelait autrefois autel du Purgatoire ou autel des Ames du Purgatoire. La table de l'autel est d'un seul bloc taillé à la hache dans le tuf provenant de l'Eau Salée. Le tabernacle date du XVIIème siècle, il est en bois doré avec statuette et appartient à Mr P.H. Vaillant qui l'a prêté au curé A. Barbéris en 1963.

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3 - Le Choeur (photos 16, 17, 18)

  La construction du XVIème siècle n'a modifié que la nef et les collatéraux, le choeur et les chevets plats voûtés aussi d'ogives, mais de hauteur moindre que la nef, sont plus anciens.

 Mr l'abbé Ambroise Raymond, à son arrivée en mai 1872, rapporte, en entrant dans le choeur, que le fond du sanctuaire était couvert par le grand tableau de l'Assomption actuellement au-dessus du confessionnal et la belle fenêtre était murée et en ruine.

 Dans le choeur, le visiteur ne doit pas ignorer les transformations qui s'y sont succédées:
 - la première en 1835, le transfert de la boiserie qui se trouvait au fond du choeur dans la chapelle du Rosaire et celui de la boiserie qui se trouvait des deux côtés du choeur, derrière l'autel, sauf la partie sous le vitrail. La preuve fut évidente après le sablage de l'église en 1961 en regardant les deux piliers du choeur sur lesquels est fixé la table de communion : les deux faces sont coupées et si nous les examinons très attentivement nous en concluons que cela fait exactement la hauteur de cette dernière boiserie.
 - la seconde en mai 1836 avancement du Maître-Autel. Jusqu'à cette date, le Maître-Autel était au fond du choeur. Nous en avons la preuve par la différence de la qualité du bois, du style que nous trouvons à la boiserie sus le vitrail. C'est Mr Giananny, conducteur de travaux aux Ponts et Chaussées de Brignoles qui en détermina l'emplacement par une lettre datée du 19 mai 1836. Ce travail a été exécuté par Philippe Prous, entrepreneur.

 Maintenant notre regard est arrêté par les 38 stalles (photo 18). En 1559, un menuisier de Marseille, Jacques Paulo, fit divers travaux, peut-être est-ce à lui qu'il conviendrait de les attribuer. C'est le curé Boyer qui les fit réparer en 1895, avec autant d'à-propos que de goût artistique, par César Sumien, ébéniste à Marseille; elles étaient jadis placées devant le choeur. Dans chaque angle, nous découvrons un panneau finement sculpté. Celui de gauche représente le Nouveau Testament: au bas la naissance de Jésus, au haut la mort sur la croix. Celui de droite l'Ancien Testament: au bas l'arbre de vie avec le serpent tentateur et en haut nos premiers parents chassés du paradis terrestre.
 Par curiosité, soulevons les sièges, appelés ''Miséricordes'' (support placé sous le siège mobile d'une stalle qui permet de s'asseoir légèrement lorsque les offices sont très longs). Examinons tous les sujets, si délicatement et si minutieusement sculptés et tous si différents les uns des autres...

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4 -La nef latérale droite (photos 19 à 31)

  Engageons-nous dans la nef latérale droite, nous voyons l'autel de la Vierge (photos 19, 20, 21) qui était anciennement celui de Ste Thérèse d'Avila parce qu'éclairé par un vitrail la représentant.

  C'est en mars 1969 que fut édifié ce nouvel autel à la Vierge. Toutes les pierres qui ont servi à son édification proviennent de Canjuers et la pierre du Maître-Autel fut taillé par des jeunes constructeurs
.La statue de la Vierge à l'Enfant qui porte un manteau, est en bois polychrome, Louis XVI - fin XVIII.

 A côté s'ouvre la porte de la sacristie (photo 22) qui fut construite de 1889 à 1891, et au-dessus de laquelle nous trouvons  le monumental tableau de l'Assomption qui était placé jadis au fond choeur. Il fut commandé en exécution des volontés testamentaires de Mr Audiffren, mort à Naples en 1808, bienfaiteur de Barjols, ancien juge de paix et dont la rue où il habitait porte son nom. Ce tableau a été peint en 1819 par Mr Briard 'peintre distingué de la capital'. Il coûta 2 400 F environ et dut être mis en place fin 1819 ou début 1820.
 Si nous regardons bien se tableau, nous verrons que le peintre a reproduit, au premier plan, les apôtres autour d'un tombeau et plus haut la Vierge portée par des anges. Au deuxième plan, un village : ne pourrait-il être Barjols ? car la collégiale a comme titulaire l'Assomption.

  Le confessionnal (photo 23) qui se trouve là a été mis en place en 1836.

 A droite s'accroche une cloche (photo 24) portant cette inscription sur le cerveau ''Sainte Ursule priez pour nous'' et sur la gorge on lit : Galopin à Aix 1786. Décor: croix ornée sur socle à 4 degrés (le battant étant légèrement déporté sur la gauche), diamètre 0,21m, hauteur= 0,22m, poids= 7 kg environ, note la  ''diése''. De toute évidence cette cloche provient de l'ancien couvent des Ursulines. elle fut classée monument historique le 7 octobre 1981.

 

 Après le XVème siècle peu de travaux importants. Signalons seulement la construction des chapelles latérales, constructions couvertes de voûtes d'ogives plates du XVII ème siècle.

 La disparition du cloître, dont de maigres fragments ont été conservés, date de la construction de ces chapelles:


 - la première est celle du Rosaire (photos 25, 26, 27) édifiée en 1619. Depuis 1979 elle est en réparation: on doit en faire une salle du Trésor.


 - la seconde, édifiée en 1665, s'appelait la chapelle Sainte Anne, puis la chapelle des Enfants de Marie et enfin la chapelle des Demoiselles (photos 28, 29, 30, 31). Le mur du fond a été percé et, au dehors, une niche fut construite en 1872 où une Vierge de l'Assomption fut placée (photo 30). Le soin de l'ornementation a été confié à l'Abbé Béguin, professeur au petit séminaire de Brignoles. En 1971, Mr le curé A.Barbéris l'a remise en état et en fit la chapelle d'hiver. La boiserie de la chapelle du Rosaire ( qui fut mise là après avoir été enlevée du choeur en 1855) ayant été enlevée pour réparation, Mr le curé jugea bon en 1981 de la faire poser dans cette chapelle.

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5 -Les Fonts Baptismaux (photos 32 à 37)

 Nous arrivons aux Fonts Baptismaux qui ont été restaurés en 1826 et 1960.

 En face, trône la superbe vasque monolithe sur laquelle nous trouvons les armoiries du chapitre: l'Agneau Pascal. Au pied on lit le millésime 1595. Elle fut classée monument historique le 5 novembre 1912.

 A gauche, une statue tellement mutilée(photo 33) qu'il est très difficile de l'identifier. Un peu plus loin une porte donnant accès à l'annexe appelée ''les oeuvres''. Au-dessus de cette porte est sculpté un écusson en forme d'anse à panier dans lequel on lit le millésime 1547.

 Contre le mur du fond, est accroché le Tympan (bas relief - photo 36) de l'ancienne église du XIII ème siècle, véritable pièce de musée portant le millésime 1546. On peut se demander pourquoi les dates de 1546 sur le Tympan et de 1595 sur le vasque monolithe, c'est que ce sont les dates de la restauration de l'église.

 Sur le mur de droite nous trouvons le tableau du Baptême de Jésus (photo 37)

 Particularité de ces Fonts Baptismaux: le pilier de gauche, contre le mur, est en pierre dure et le pilier de droite est en tuf (pierre tendre), nous n'en connaissons pas l'explication.

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6 - la chronologie des principaux travaux

  - 1619 : construction de la chapelle du Rosaire
  - 1648 : construction de l'autel de Saint Joseph
  - 1649 : construction de l'autel de la sainte Trinité, devenu l'autel de Saint Marcel
  - 1654-1656 : construction de l'Orgue
  - 1665 : construction de la chapelle sainte Anne, appelée ensuite chapelle des Enfants de Marie et
                enfin chapelle des Demoiselles
  - 1826 : remise en état des Fonts Baptismaux
  - 1836 : - transfert de la boiserie du Choeur derrière l'autel qui a été déplacé.
                - construction de la Tribune et déplacement de l'Orgue
                - divers travaux dont le carrelage, construction d'un canal de dérivation des eaux pluviales
                  qui croupissent dans les caveaux de l'église. Ce canal est actuellement bouché à la hauteur
                  de la sacristie.
  - 1837 : l'église a été blanchie entièrement
  - 1839-1842 : construction d'une nouvelle chaire en noyer. Le projet date du 27/05/1839
  - 1850 : restauration de l'autel de Saint Marcel
  - 1872 : - restauration de l'autel Saint Marcel
                - construction d'une niche dans la chapelle des Demoiselles, dans laquelle on mit une
                  ''Vierge d' l'Assomptin''.
                - reconstruction de l'escalier de l'entrée
  - 1872-1880 : entre ces dates le sol a été refait. Le nouveau pavé a été posé sur l'ancien de 1836.
                          Il y a trois couches de pavés.
  - 1872-1873 : pose des vitraux
  - 1880 : restauration de l'autel Saint Marcel
  - 1889-1891 : - la toiture a été réparée et changée presque entièrement
                         - la sacristie a été rasée et rebâtie
  - 1895 : on refait l'autel de Saint Marcel
  - 1959 : réfection de la toiture de la nef principale
  - 1960 : - juin: sablage des Fonts Baptismaux
                - octobre : modification des Fonts Baptismaux
  - 1961 : du 30janvier au 6 mars sablage des trois nefs
  - 1962 : - novembre: sablage du Choeur
                - décembre: aménagement du Maître-Autel
  - 1963 : installation du chauffage à air pulsé
  - 1966 : on modifie l'autel du Saint Sacrement (qui s'appelait aussi l'autel du Purgatoire) avec une
                pierre d'un seul bloc provenant de l'Eau Salée
  - 1969 : dallage du choeur. On édifie l'autel de la Vierge à la place de celui de Sainte Thérèse
                d'Avila.
  - 1970 : - janvier: réfection du buste de Saint Marcel
                - mars: réfection de toute la toiture de l'église
  - 1972 : restauration de l'autel de Saint Marcel
  - 1974 : restauration de l'autel de Saint Joseph
  - 1976 : le 24 juin on commence les travaux de la chapelle du Rosaire. En 1983 il continuait..
  - 1982 : nouvelle restauration du buste et de la Gloire de Saint Marcel très ébranlés par la dance
               des tripettes.

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aujourd'hui (photo 3)

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